Relations du travail au Québec : le statu quo n'est plus possible

Dans le cadre de la participation de son président-directeur général, Florent Francoeur, CRHA, au Forum 2012 du ministère du Travail et pour souligner le 80e anniversaire de ce ministère, l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés rend publiques les données d’un sondage CROP portant sur les relations du travail au Québec. Le sondage révèle que le statu quo en matière de relations du travail n’est plus possible au Québec. En effet, plus de 80 % des travailleurs québécois considèrent qu’il est temps de revoir les pratiques en matière de relations du travail.

« Ce résultat envoie un message très clair aux employeurs et aux syndicats. Les travailleurs québécois ne croient plus au système en place et désirent voir des changements significatifs au cours des prochaines années », souligne Florent Francoeur.

L’union fait-elle toujours la force?
Une modification des pratiques de relations du travail ne passerait pas nécessairement par une individualisation de la négociation des conditions de travail. Selon 64 % des répondants, les travailleurs non syndiqués n’ont pas plus de poids que les travailleurs syndiqués lorsque vient le temps de négocier leurs conditions de travail.

Une perception erronée
Parmi les répondants, 39 % disent avoir constaté une augmentation des conflits de travail au cours des cinq dernières années comparativement aux cinq années précédentes et 50 % indiquent qu’il n’y a eu ni plus, ni moins de conflits de travail. « Pourtant, on note une diminution moyenne de plus de 60 % du nombre de conflits pour la période 2007-2011, comparativement à la période 2002-2006. La grande médiatisation de certains conflits de travail, notamment au Journal de Québec et au Journal de Montréal ainsi qu’à Air Canada, explique probablement pourquoi les travailleurs perçoivent une augmentation de leur nombre au Québec », indique M. Francoeur.

Par ailleurs, 58 % des travailleurs québécois s’attendent à une détérioration des relations entre les employeurs et les syndicats au cours des cinq prochaines années, alors que seulement 10 % s’attendent à une amélioration sur ce plan. « On note un grand pessimisme de la part des travailleurs du Québec à l’égard des relations du travail, alors que, dans les faits, la situation est plutôt encourageante. Employeurs et syndicats devront travailler de pair afin de faire connaître leurs bons coups aux travailleurs », conclut M. Francoeur.

À la veille de la Fête internationale des travailleurs, l’Ordre souhaite que les résultats de ce sondage servent de bougie d’allumage à une réflexion en matière de relations du travail au Québec.

Pour en savoir plus
Les résultats complets du sondage CROP-CRHA sont disponibles en cliquant ici.