Les travailleurs québécois n'ont pas assez de vacances pour se reposer – Résultats d'un sondage CROP-CRHA

Le nombre de semaines de vacances octroyées aux travailleurs québécois n’est pas suffisant pour leur permettre de se reposer. C’est ce que révèle un sondage CROP effectué en mai dernier pour le compte de l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés. 

Une forte proportion de travailleurs (42 %) considèrent en effet qu’ils n’ont pas assez de vacances au cours d’une année pour refaire le plein d’énergie.  

« Cette donnée devrait nous faire réfléchir, surtout si on considère le nombre croissant de problèmes de santé reliés au stress. Les vacances permettent de souffler un peu et de recharger ses batteries, sans compter qu’elles contribuent à faire diminuer l’absentéisme et à augmenter le rendement », a indiqué Florent Francoeur, CRHA, président-directeur général de l’Ordre.  

Les heures supplémentaires : en temps compensatoire de préférence
Le sondage CROP-CRHA aborde également la question du paiement des heures supplémentaires. Quand on demande aux travailleurs s’ils préfèrent qu’elles soient payées en argent ou en temps compensatoire, une majorité d’entre eux, soit 55 %, souhaitent être compensés en congé additionnel. C’est dans le groupe des travailleurs de 35 à 54 ans que les répondants sont les plus nombreux (63 %) à vouloir reprendre leurs heures supplémentaires en congé. 

Certains ont du mal à décrocher…
Cet été, 65 % des travailleurs québécois comptent prendre au plus deux semaines de vacances, alors que 15 % seulement en prendront trois.  

Le sondage a aussi révélé que 8 % des répondants ne pensent pas prendre de vacances cet été. À Québec même, ce pourcentage s’élève à 22 %.  

Fait intéressant à noter, parmi ceux qui ne prévoient pas prendre de vacances cet été, 80 % préféreraient être payés plutôt que d’avoir du temps additionnel pour se reposer.  

« C’est un fait connu que, dans beaucoup d’entreprises, il y a des employés qui ont du mal à décrocher de leur travail. Il est important d’être vigilant et d’inciter ces employés à fixer des limites raisonnables au travail. Autrement, c’est l’épuisement qui guette », a conclu monsieur Francoeur. 

Pour en savoir plus…
Les résultats de ce sondage CROP-CRHA sont disponibles en cliquant ici