Les employeurs québécois sont tolérants à l'égard des retards : résultats d’un sondage CROP-Ordre des conseillers en ressources humaines agréés

Les employeurs québécois sont tolérants à l’égard des retards des employés dans les milieux de travail. C’est ce que révèle un sondage CROP Express effectué pour l’Ordre des CRHA et CRIA du Québec (Ordre des conseillers en ressources humaines agréés).

En effet, le sondage montre qu’en général, 78 % des salariés estiment que leur employeur est très ou assez tolérant à l’égard des employés qui arrivent en retard au travail. Notons cependant que ce sont seulement 37 % des répondants qui estiment leur employeur « très » tolérant, alors que 41 % l’estiment « assez » tolérant.

À l’inverse, 19 % des travailleurs affirment que leur employeur est peu (9 %) ou pas du tout (10 %) tolérant à l’égard des retards.

« Dans l’ensemble, ces résultats sont quand même relativement positifs. On peut penser que les employeurs sont de plus en plus sensibles aux questions liées à la conciliation entre la vie personnelle et le travail. Cela se reflète notamment dans leur attitude face aux retards des employés », a indiqué M. Florent Francoeur, CRHA, président-directeur général de l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés.

Les enfants font une différence...

Le sondage révèle également que lorsque le retard d’un employé est dû à la maladie ou à la garde d’un enfant, 91 % des travailleurs estiment que l’attitude de leur patron est très ou assez tolérante. On note aussi que 61 % des travailleurs affirment que leur employeur est alors « très » tolérant et 30 % « assez » tolérant.

Autre fait à souligner : la proportion de travailleurs qui jugent leur employeur peu (3 %) ou pas du tout tolérant (2 %) chute à 5 % lorsque les retards sont dus aux enfants.

Enfin, les employés âgés entre 18 et 34 ans sont les plus nombreux à considérer leur patron très tolérant lorsque le retard est dû à un enfant (73 %). « Cela s’explique probablement par le fait que les travailleurs de la nouvelle génération sont aussi ceux qui ont de plus jeunes enfants. Ils sont donc plus susceptibles de vivre ce genre de situation et donc plus positifs concernant la tolérance de leur patron à l’égard des retards. Ce résultat laisse aussi présager que les questions liées à la conciliation du travail avec la vie familiale ou personnelle font de plus en plus partie de la culture des organisations », a déclaré M. Francoeur.

Faits saillants
Sondage CROP-Ordre des conseillers en ressources humaines agréés
Attitude de l’employeur En général Retard dû à un enfant
Très tolérant 37 % 61 %
Assez tolérant 41 % 30 %
Peu tolérant 9 % 3 %
Pas du tout tolérant 10 % 2 %
Ne sait pas/refus 3 % 5 %

Les résultats du sondage CROP/Ordre des conseillers en ressources humaines agréés sont disponibles en format PDF.