Loi sur les normes du travail : adapter la législation aux nouvelles réalités

L’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés salue l’ouverture de la ministre du Travail, Mme Dominique Vien, à procéder à des ajustements à la Loi sur les normes du travail. L’Ordre entend contribuer activement à la réflexion entourant des aménagements qui pourront faire avancer le Québec en matière de productivité et de bien-être au travail.

La législation doit tenir compte des besoins des employeurs et des travailleurs

Pour la directrice générale de l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés, Manon Poirier, CRHA, « il est clair que la Loi sur les normes du travail a besoin d’être ajustée. Les enjeux touchant notamment le harcèlement au travail et la conciliation travail-famille interpellent tant les employeurs que les salariés et doivent trouver un nouvel écho dans la Loi. » Mme Poirier poursuit en mentionnant : « Déjà, l’Ordre est en mesure d’apporter sa contribution. Nos 10 000 membres sont les experts qui, sur le terrain, conçoivent et appliquent les mesures qui permettent aux entreprises québécoises d’offrir aux travailleurs des milieux de travail sains où la productivité et l’agilité sont en croissance. »

Les organisations ont reconnu au cours des dernières années que le capital humain constitue un véritable levier de performance dans un environnement compétitif. Des réajustements à la Loi sur les normes du travail devraient viser une meilleure adéquation entre les besoins des employeurs et ceux des travailleurs.

Manon Poirier soutient : « Nous croyons que les discussions doivent se faire dans un esprit de concertation, en analysant les meilleures pratiques de gestion et en misant simultanément sur le développement des entreprises et sur le bien-être des travailleurs. »

Ces deux réalités ne sont pas mutuellement exclusives. Par exemple, les professionnels RH ont rapidement compris l’importance des mesures de conciliation travail-famille pour la mobilisation des travailleurs. Proactifs sur cet enjeu, ils ont su démontrer aux gestionnaires l’avantage concurrentiel évident pour les organisations dans un contexte de rareté de main-d’œuvre qualifiée.

Harcèlement : une occasion exceptionnelle de prescrire la tolérance zéro envers les comportements de harcèlement

Au cours de la dernière année, l’Ontario a modifié sa loi qui oblige maintenant l’employeur à enquêter sur les incidents et les plaintes pour harcèlement au travail, y compris sur ceux à caractère sexuel. L’Ordre est d’avis que les récentes modifications à la loi ontarienne pourraient inspirer des ajustements au Québec. En effet, un processus d’enquête formel, structuré et mené par des professionnels compétents s’avère particulièrement efficace pour stopper les comportements inappropriés, donner foi aux victimes sur la rigueur du processus, et ainsi contribuer à prévenir d’autres cas de harcèlement. En s’y engageant, l’employeur exprime clairement qu’il n’en tolérera aucun.

Enfin, grâce à l’expertise de ses membres et à sa mission de protection du public, l’Ordre réaffirme qu’il est l’interlocuteur le plus apte à traduire les besoins des employeurs et des travailleurs en mesures législatives concrètes.

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