Jeudi 23 mai 2019
Ouvrir une session   |   Mon dossier
  |   Déconnexion

Face à une main-d'oeuvre qui vieillit - Encourager l'épargne et décourager la retraite hâtive en même temps

La Commission Demers sur la participation au marché du travail des travailleurs expérimentés de 55 ans et plus en était venue à la conclusion en septembre 2011 que la participation des personnes de 55 ans et plus ne suffirait pas « à contrecarrer à elle seule la réduction de la croissance économique qui résultera de la diminution de la population en âge de travailler ».

Elle maintenait qu'il faut « revoir l'épargne en prévision de la retraite si l'on veut éviter qu'une forte proportion des travailleurs subissent une baisse radicale de leur niveau de vie après la retraite. »
À la lueur rouge de cette alarme, le député libéral Emmanuel Dubourg a déjà une idée de ce qui attend son groupe de travail alors qu'il s'apprête à faire face aux citoyens. « Les pistes de solutions qu'on va aller chercher, c'est d'abord en ce qui concerne : comment est-ce qu'on peut optimiser l'utilisation des ressources humaines? Et aussi, on dit qu'on a un certain nombre de mesures : liberté 55, tout ça, on veut revoir les mesures qui incitent les gens à la retraite hâtive. Et aussi les inciter à épargner pour la retraite. Chacun de ces 3 éléments-là, on va les décortiquer aussi avec eux », dit l'adjoint parlementaire du ministre des Finances, Raymond Bachand, au Courrier parlementaire©.

Le groupe de travail est à la recherche de solutions en provenance du public et des groupes de pression. « On parle de formation de la main-d'œuvre, on parle d'arrivée de plus d'immigrants. Comment est-ce que les gens voient ça? Qu'est-ce qui peut aider les citoyens à rester au travail plus longtemps? Est-ce qu'il peut y avoir des mesures budgétaires ou des mesures de l'emploi et de la solidarité sociale? Ce que je trouve intéressant dans ce dossier c'est que c'est transversal. Ça touche plusieurs ministères », note M. Dubourg.

Solutions envisagées

Le gouvernement envisage, en effet, de rendre moins attrayante la rente offerte avant 65 ans et de bonifier celle versée à partir de 65 ans, de repousser graduellement l'âge de l'admissibilité à la Régie des rentes ou d'accorder des bénéfices aux personnes qui poursuivent leur participation active au marché du travail.
D'autres solutions sont aussi sur la table comme élargir la couverture offerte par le régime public de retraite en mettant en place un régime volontaire d'épargne pour tous les employeurs qui n'offrent pas déjà un régime de retraite.

Publié avec l'autorisation de Le Courrier parlementaire, droits réservés 2012, www.courrierparlementaire.com

Publié le : 20 janvier 2012

 

Droits réservés 2018, Ordre des conseillers en ressources humaines et en relations industrielles agréés du Québec.

 


Affaires RH Fondation CRHA Les relations du travail au Québec - Des témoins tracent la ligne du temps Objectif CRHA Prévention de la violence au travail