Lundi 21 août 2017
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Magasiner une intervention de consolidation d’équipe!

Par Louise Charette, CRHA

Il faut d’abord décider si l’intervention doit être faite par un intervenant interne ou externe. Si vous choisissez un intervenant interne qui connaît bien la culture et les personnes, une trop grande proximité peut cependant créer des biais. Il peut avoir moins de crédibilité et les enjeux relationnels après l’intervention peuvent le placer dans une position délicate. La personne de l’extérieur a l’avantage de poser un regard neuf sur la situation et n’est pas impliquée affectivement dans la dynamique.

Choisir l’intervenant

Vous devez d’abord considérer la situation. En cas de crise, il est nécessaire de faire appel à un intervenant externe. Il sera en mesure de demeurer impartial parce qu’il n’est pas affecté personnellement par la situation. Dans une perspective préventive, la consolidation d’équipe peut être faite par un intervenant interne ou externe. Pour le maintien au quotidien, c’est le supérieur immédiat qui est le mieux placé pour soutenir son équipe dans son fonctionnement.

Bien choisir l’approche

Doit-on choisir la poudre aux yeux qui plaît ou une démarche en profondeur qui dénoue les difficultés?

Le jeu

La consolidation d’équipe peut prendre la forme de jeux. Cela peut avoir un effet consolidateur à court terme. Certains pensent que si on rit un bon coup ensemble, tout va se régler comme par enchantement! Mais il ne faut pas confondre ces jeux avec de la réelle consolidation d’équipe. Les difficultés ne se règlent pas toutes seules avec le passage du temps.

L’intervention sérieuse

Un autre type d’intervention va chercher les « bibites » des gens et brasse les émotions sans régler les choses. Il faut savoir se tourner vers l’avenir et ne pas uniquement ramener les fantômes du passé… Trop mélodramatiques, certaines interventions tendent plutôt à cristalliser la situation.

L’intervention sérieuse sans se prendre au sérieux!

On peut utiliser des activités structurées sous forme de jeux; l’important réside dans le retour sur l’activité qui fait le pont avec ce qui se vit réellement dans l’équipe. Ce type d’intervention a l’avantage de dédramatiser par l’activité ou le jeu, mais va aussi chercher les « vraies affaires ». Dans ce type d’intervention, il faut prendre le temps. Faire une activité, en parler, tirer les leçons, mettre en pratique, évaluer si ça fonctionne comme prévu puis ajuster le tir…

Les critères  

  • Considérer la gravité du problème.
  • Ne pas chercher seulement à avoir bonne conscience en faisant semblant d’intervenir.
  • Prendre le temps de bien faire les choses.
  • Avoir du plaisir même si certaines situations sont tendues.

Qui mandater?

Vous devez trouver quelqu’un qui :

  • maîtrise la dynamique des équipes de travail;
  • connaît le processus d’intervention;
  • est en mesure de vous expliquer ce qu’il fait;
  • peut vous aider à identifier les mécanismes à mettre en place pour que les effets de l’intervention soient transférés au quotidien.

Enfin, rappelez-vous que toutes les personnes impliquées doivent travailler à régler la situation. Il faut également respecter la capacité des membres de l’équipe à suivre le rythme de la démarche. Et enfin, chacun doit y mettre du sien…

Louise Charette, CRHA, est aussi c.o. organisationnelle et présidente de Multi Aspects Groupe inc.

 

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