Jeudi 23 mai 2019
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Accident de travail ou invalidité prolongée : comment aider votre employé à réintégrer rapidement ses fonctions

Par Dr Jacques Toueg, chirurgien orthopédiste et directeur médical de l’Institut de chirurgie spécialisée de Montréal

Blessure au travail, invalidité qui se prolonge, attente dans le réseau de la santé... Entre vos impératifs de production, les coûts d’une affectation temporaire et les difficultés de recrutement dans de telles situations, ni vous ni votre employé ne souhaitez que cette période s’étire.

Évaluation, diagnostic, traitement ou chirurgie : l’attente dans le réseau public sera longue.

Prenons le cas de Marc, gérant de chantier qui s’est blessé au genou en janvier dernier. Un bête accident de travail. Son médecin de famille soupçonne une déchirure du ménisque et l’a dirigé vers un orthopédiste pour une évaluation. Nous sommes en août et Marc est toujours en invalidité, en attente d’une consultation chez un spécialiste. On ne sait pas de quoi il souffre exactement et on ne sait pas non plus s’il pourra être opéré avant la fin de l’année. Dans l’intervalle, il consulte régulièrement un physiothérapeute et un ergothérapeute, pour tenter de soigner sa blessure et pour soulager sa douleur.

En comparaison, si l’employeur de Marc l’avait adressé directement à un spécialiste dans le privé, il aurait été évalué, on aurait émis un diagnostic clair et il aurait été opéré dans un délai de dix (10) jours. Avec une convalescence typique de six (6) semaines, Marc se serait absenté du travail pendant huit (8) semaines tout au plus. Cet exemple vaut aussi pour d’autres blessures tendineuses ou ligamentaires, pour les tendinites chroniques à l’épaule, les déchirures de la coiffe, les blessures à la main ou au poignet. Le constat reste le même, lorsque traitées dans le réseau public, certaines de ces blessures simples peuvent mettre jusqu’à deux (2) ans à guérir complètement.

Misez sur l’intervention rapide

Les avantages

  • Diagnostic exact au jour 1. On évite les diagnostics multiples ou erronés, les potentielles contestations de diagnostics et les contre-expertises médicales coûteuses.
  • Diminution des frais de physiothérapie et d’ergothérapie en attente d’une consultation ou d’une intervention.
  • Intervention rapide par arthroscopie : récupération rapide, moins de douleurs postopératoires et moins de potentielles limitations fonctionnelles ou anatomophysiologiques.
  • Réduction des coûts de votre plan de contingence : recrutement et affectation temporaire.
  • Réduction du nombre d’heures de travail perdues.
  • Réduction des coûts en santé et sécurité au travail.
  • Réduction des primes d’assurance.
  • Reconnaissance de l’employé envers son employeur ou son assureur.

Les coûts en clinique privée

Consultation d’un spécialiste 250 $
Chirurgie par arthroscopie de l’épaule ou du genou 3 600 $ à 7 800 $
Échographie musculo-squelettique 300 $

Délai de consultation et de chirurgie de 7 à 10 jours.

Saviez-vous que?

  • Employeur et assureur n’ont aucune responsabilité quant aux résultats des traitements administrés par un spécialiste dans le privé. Cette responsabilité incombe entièrement au médecin traitant.
  • Il n’est pas nécessaire d’obtenir une prescription d’un médecin généraliste pour consulter un spécialiste dans le privé.
  • Dans certains cas, la CNESST pourrait rembourser une partie des coûts payés à une clinique privée.
  • Légalement, il est important de diriger vos employés vers une clinique qui possède les permis nécessaires pour pratiquer des chirurgies dans le privé et dont les médecins pratiquent à 100 % hors RAMQ (non participants au régime public).

En résumé, en choisissant de diriger rapidement votre employé vers une clinique privée, c’est toute votre équipe que vous placez au cœur de vos préoccupations.

Publié le : 24 août 2018

 

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